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Ambiance foire d'empoigne par moments en ce 15 décembre à la maison de la RATP, pour le colloque de la Spedidam sur le thème « Quelle rémunération des artistes dans l'économie numérique ? ». La société de perception avait réuni un très beau panel, à savoir Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture et membre du collège de l'Hadopi ; Aurélie Filippetti, députée (PS) de Moselle et responsable du pôle thématique « Culture » dans l'équipe de campagne de François Hollande ; Benjamin Lancar, secrétaire national de l'UMP en charge des nouvelles économies ; Nicolas Folmer, artiste musicien, trompettiste-jazzman compositeur ; Corinne Rufet, conseillère régionale (EELV) d'Ile-de-France et responsable des relations avec les acteurs culturels dans l'équipe de campagne d'Eva Joly et enfin Xavier Blanc, directeur des affaires juridiques et internationales de la Spedidam, Secrétaire général Aepo-Artis. L'occasion, à quelques mois des élections présidentielles, pour trois des partis en lice de présenter leurs positions sur les principales problématiques de la filière musicale. Ainsi, nous retiendrons que, comme l'avait déjà dit Manuel Valls à Cabourg la semaine précédente, Aurélie Filipetti a assuré que la loi Hadopi ne survivrait pas à l'arrivée de la gauche au pouvoir. « Nous ne croyons pas non plus au mythe de la gratuité. Le système de demain reposera sur notre attachement très fort à la gestion collective de tout ce qui pourra être perçu sur les FAI, les fabricants de matériel, les réseaux sociaux ou les publicitaires. » L'internaute, lui aussi, devra contribuer au financement, a-t-elle ajouté. « Les sommes perçues devront être gérées dans la transparence, ce pourrait être une des missions d'un futur CNM ». Puis a affirmé vouloir adapter les principes de rémunération équitable au streaming et au cloud mais en revoyant la durée des droits, et en réduisant la durée de certaines exclusivités. « Nous n'avons pas encore tranché au sujet de la question de la licence globale », a-t-elle aussi reconnu. Corine Rufet, de son côté, s'est montrée très vindicative à l'égard des producteurs, qui sont les seuls à retirer un bénéfice des différentes mesures mises en place récemment pour la filière musicale. « A quoi servent toutes les commissions installées, s'est-elle par ailleurs interrogée, puisque aucune disposition n'est ensuite mise en place ? » Elle s'est très clairement prononcée pour une abrogation de Dadvsi et d'Hadopi (« la première chose à faire est d'abroger des lois liberticide), ainsi que contre la licence globale. Benjamin Lancar, enfin, chahuté par le public du fait de son arrivée après les interventions du PS et de EELV, a rappelé que l'UMP était « favorable à un accord collectif pour une rémunération du streaming », préférant favoriser l'accord entre les parties plutôt que la loi pour régler les problèmes. Il a par ailleurs avoué ne pas avoir d'a priori idéologique contre la licence globale « mais cette solution me semble difficile à mettre en œuvre ». « Tout n'a pas été parfait dans ce que nous avons mis en œuvre ces cinq dernières années, a-t-il conclu, mais l'Hadopi a été une bonne première réponse et elle a servi à protéger les plus faibles ». Conclusion qui a fait hurler les musiciens présents dans la salle.
UMP, PS et EELV tracent les grandes lignes de leurs programmes pour la musique, à la Spedidam
Ambiance foire d'empoigne par moments en ce 15 décembre à la maison de la RATP, pour le colloque de la Spedidam sur le thème « Quelle rémunération des artistes dans l'économie numérique ? ». La société de perception avait réuni un très beau panel, à savoir Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture et membre du collège de l'Hadopi ; Aurélie Filippetti, députée (PS) de Moselle et responsable du pôle thématique « Culture » dans l'équipe de campagne de François Hollande ; Benjamin Lancar, secrétaire national de l'UMP en charge des nouvelles économies ; Nicolas Folmer, artiste musicien, trompettiste-jazzman compositeur ; Corinne Rufet, conseillère régionale (EELV) d'Ile-de-France et responsable des relations avec les acteurs culturels dans l'équipe de campagne d'Eva Joly et enfin Xavier Blanc, directeur des affaires juridiques et internationales de la Spedidam, Secrétaire général Aepo-Artis. L'occasion, à quelques mois des élections présidentielles, pour trois des partis en lice de présenter leurs positions sur les principales problématiques de la filière musicale. Ainsi, nous retiendrons que, comme l'avait déjà dit Manuel Valls à Cabourg la semaine précédente, Aurélie Filipetti a assuré que la loi Hadopi ne survivrait pas à l'arrivée de la gauche au pouvoir. « Nous ne croyons pas non plus au mythe de la gratuité. Le système de demain reposera sur notre attachement très fort à la gestion collective de tout ce qui pourra être perçu sur les FAI, les fabricants de matériel, les réseaux sociaux ou les publicitaires. » L'internaute, lui aussi, devra contribuer au financement, a-t-elle ajouté. « Les sommes perçues devront être gérées dans la transparence, ce pourrait être une des missions d'un futur CNM ». Puis a affirmé vouloir adapter les principes de rémunération équitable au streaming et au cloud mais en revoyant la durée des droits, et en réduisant la durée de certaines exclusivités. « Nous n'avons pas encore tranché au sujet de la question de la licence globale », a-t-elle aussi reconnu. Corine Rufet, de son côté, s'est montrée très vindicative à l'égard des producteurs, qui sont les seuls à retirer un bénéfice des différentes mesures mises en place récemment pour la filière musicale. « A quoi servent toutes les commissions installées, s'est-elle par ailleurs interrogée, puisque aucune disposition n'est ensuite mise en place ? » Elle s'est très clairement prononcée pour une abrogation de Dadvsi et d'Hadopi (« la première chose à faire est d'abroger des lois liberticide), ainsi que contre la licence globale. Benjamin Lancar, enfin, chahuté par le public du fait de son arrivée après les interventions du PS et de EELV, a rappelé que l'UMP était « favorable à un accord collectif pour une rémunération du streaming », préférant favoriser l'accord entre les parties plutôt que la loi pour régler les problèmes. Il a par ailleurs avoué ne pas avoir d'a priori idéologique contre la licence globale « mais cette solution me semble difficile à mettre en œuvre ». « Tout n'a pas été parfait dans ce que nous avons mis en œuvre ces cinq dernières années, a-t-il conclu, mais l'Hadopi a été une bonne première réponse et elle a servi à protéger les plus faibles ». Conclusion qui a fait hurler les musiciens présents dans la salle.



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