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Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, favori des sondages, s’est exprimé sur la politique culturelle qu’il entendait mener, en cas de victoire, lors des Biennales internationales du spectacle, le 19 janvier. Et a consacré un long passage au numérique, sans qu’il tranche clairement sur la question d’Hadopi, même s’il a exprimé plus que des réserves sur son impact. « Bien sûr, la révolution numérique impose un changement pour que la création obtienne la rétribution à laquelle elle a droit, et pour que le plus grand nombre puisse accéder par internet à la culture, a débuté François Hollande. La loi Hadopi a voulu pénaliser des pratiques. Pour quels résultats ? les artistes ont-ils gagner quoi que ce soit en terme de reconnaissance et de rémunération ? Cette loi a-t-elle rapporté un sou à la création ? En revanche, elle continue de faire débat : c’est un sujet d’affrontement permanent entre le monde de la création et le public. Nous ne pouvons pas accepter un tel affrontement. Il est dangereux. » Et d’avancer deux propositions pour améliorer le système actuel : « Développer l’offre culturelle légale sur internet en simplifiant la gestion des droits et imposer à tous les acteurs de l’économie numérique une contribution au financement de la vie artistique. » La réaction ne s’est pas faite attendre du côté de l’Upfi, qui a fait parvenir au candidat une lettre dans laquelle les producteurs indépendants font part de leur mécontentement. Mais du côté du Snep, on temporise. « En réalité, le programme déroulé par François Hollande à Nantes est resté assez flou, explique David El Sayegh, directeur général du syndicat. En conséquence, il est difficile de lui faire grief de propositions qu’il n’a pas clairement exprimées. Impossible de savoir si la simplification de la gestion des droits qu’il propose est un recours à la gestion collective. Tout comme il est impossible de savoir si la mise à contribution des FAI qu'il défend masque une licence globale, ou bien s’inscrit dans le cadre que nous souhaitons avec le CNM. » Les propositions s’affineront certainement les mois à venir. Pour l’instant, le Snep n’a pas encore rencontré Aurélie Filippetti, responsable « culture » de la campagne du candidat PS, tout juste Fleur Pellerin, en charge du pôle « Société et économie numériques ».
Numérique : Hollande reste dans le flou
Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, favori des sondages, s’est exprimé sur la politique culturelle qu’il entendait mener, en cas de victoire, lors des Biennales internationales du spectacle, le 19 janvier. Et a consacré un long passage au numérique, sans qu’il tranche clairement sur la question d’Hadopi, même s’il a exprimé plus que des réserves sur son impact. « Bien sûr, la révolution numérique impose un changement pour que la création obtienne la rétribution à laquelle elle a droit, et pour que le plus grand nombre puisse accéder par internet à la culture, a débuté François Hollande. La loi Hadopi a voulu pénaliser des pratiques. Pour quels résultats ? les artistes ont-ils gagner quoi que ce soit en terme de reconnaissance et de rémunération ? Cette loi a-t-elle rapporté un sou à la création ? En revanche, elle continue de faire débat : c’est un sujet d’affrontement permanent entre le monde de la création et le public. Nous ne pouvons pas accepter un tel affrontement. Il est dangereux. » Et d’avancer deux propositions pour améliorer le système actuel : « Développer l’offre culturelle légale sur internet en simplifiant la gestion des droits et imposer à tous les acteurs de l’économie numérique une contribution au financement de la vie artistique. » La réaction ne s’est pas faite attendre du côté de l’Upfi, qui a fait parvenir au candidat une lettre dans laquelle les producteurs indépendants font part de leur mécontentement. Mais du côté du Snep, on temporise. « En réalité, le programme déroulé par François Hollande à Nantes est resté assez flou, explique David El Sayegh, directeur général du syndicat. En conséquence, il est difficile de lui faire grief de propositions qu’il n’a pas clairement exprimées. Impossible de savoir si la simplification de la gestion des droits qu’il propose est un recours à la gestion collective. Tout comme il est impossible de savoir si la mise à contribution des FAI qu'il défend masque une licence globale, ou bien s’inscrit dans le cadre que nous souhaitons avec le CNM. » Les propositions s’affineront certainement les mois à venir. Pour l’instant, le Snep n’a pas encore rencontré Aurélie Filippetti, responsable « culture » de la campagne du candidat PS, tout juste Fleur Pellerin, en charge du pôle « Société et économie numériques ».



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