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Inaugurant le 46e Midem, samedi 28 janvier, Frédéric Mitterrand a terminé sa visite des stands par l'annonce tant attendue : l'activation, officielle du Centre national de la musique (CNM), via un protocole d'accord de quelques pages, signé par une très grande majorité des organisations professionnelles de la filière musicale. Ce protocole fixe les objectifs à atteindre et les orientations du futur établissement : regrouper les divers établissements d'intérêt général de la filière (CNV, FCM, IRMA, Burex, Francodiff...) et « assurer le développement d'une création française dynamique et diversifiée à travers des aides aux créateurs et aux entreprises qui investissent dans la création (éditeurs, managers, producteurs de musique enregistrée, entreprises de spectacle vivant musical et de variété) » via, notamment, une partie des sommes perçues au titre de la TST. Jusqu'à sa mise en œuvre effective (pas avant fin 2012), son statut d'établissement public et son fonctionnement devant recevoir l'aval du Parlement, le CNM fonctionnera sous forme associative, avec, en première année, une enveloppe de 15 M€ délivrée par le ministère de la Culture. « Ce moment fondateur revêt une portée historique, à l'instar de la loi de 1985 sur les droits d'auteurs et les droits voisins, a souligné le ministre de la Culture. Il inaugure aussi un nouveau cycle d'action pour la défense des intérêts communs de la filière, devant les évolutions des usages que nous connaissons, et devant les innovations technologiques qui se profilent à grande vitesse. »
Voix discordante
Malgré le caractère effectivement historique du moment, quelques voix discordantes se sont fait entendre. Celle du Snam-CGT, par la voix de son représentant Marc Slyper, dans un premier temps, qui a refusé de signer au dernier moment en réponse à l'incertitude du financement du projet. Le deuxième syndicat à donner de la voix ne fut autre que le Prodiss qui, bien que signataire, improvisait une conférence de presse à l'issue du discours du ministre. « Si j'avais été politicien, j'aurai simplement parlé d'une provocation : le mot "spectacle" n'a été cité qu'une seule fois dans un discours uniquement centré autour de l'édition phonographique, a regretté Jules Frutos, président du Prodiss. Je trouve cela d'autant plus regrettable que la notion de filière est en train de devenir réelle, que les antagonismes entre disque et scène disparaissent petit à petit. Ce discours vient jeter inutilement de l'huile sur le feu. » Avant d'ajouter : « Nous avons signé ce protocole d'accord car si le CNM entre en action avec les ressources qui sont imaginées, cela nous donne la possibilité de doubler nos moyens actuels pour produire nos spectacles, et nous en avons besoin. Mais pour l'instant, nous n'avons aucune certitude quant à ces ressources nouvelles, pas plus que nous n'en avons sur la gouvernance de l'établissement, sur notre droit de tirage ou sur l'intégration, ou pas, du CNV. Il reste beaucoup de travail à faire si on ne veut pas que cet établissement reste une coquille vide. ». La route est encore longue vers le CNM, donc.
30/01/12
# Midem : CNM : un moment « historique », pour Frédéric Mitterrand
Inaugurant le 46e Midem, samedi 28 janvier, Frédéric Mitterrand a terminé sa visite des stands par l'annonce tant attendue : l'activation, officielle du Centre national de la musique (CNM), via un protocole d'accord de quelques pages, signé par une très grande majorité des organisations professionnelles de la filière musicale. Ce protocole fixe les objectifs à atteindre et les orientations du futur établissement : regrouper les divers établissements d'intérêt général de la filière (CNV, FCM, IRMA, Burex, Francodiff...) et « assurer le développement d'une création française dynamique et diversifiée à travers des aides aux créateurs et aux entreprises qui investissent dans la création (éditeurs, managers, producteurs de musique enregistrée, entreprises de spectacle vivant musical et de variété) » via, notamment, une partie des sommes perçues au titre de la TST. Jusqu'à sa mise en œuvre effective (pas avant fin 2012), son statut d'établissement public et son fonctionnement devant recevoir l'aval du Parlement, le CNM fonctionnera sous forme associative, avec, en première année, une enveloppe de 15 M€ délivrée par le ministère de la Culture. « Ce moment fondateur revêt une portée historique, à l'instar de la loi de 1985 sur les droits d'auteurs et les droits voisins, a souligné le ministre de la Culture. Il inaugure aussi un nouveau cycle d'action pour la défense des intérêts communs de la filière, devant les évolutions des usages que nous connaissons, et devant les innovations technologiques qui se profilent à grande vitesse. » Voix discordante
Malgré le caractère effectivement historique du moment, quelques voix discordantes se sont fait entendre. Celle du Snam-CGT, par la voix de son représentant Marc Slyper, dans un premier temps, qui a refusé de signer au dernier moment en réponse à l'incertitude du financement du projet. Le deuxième syndicat à donner de la voix ne fut autre que le Prodiss qui, bien que signataire, improvisait une conférence de presse à l'issue du discours du ministre. « Si j'avais été politicien, j'aurai simplement parlé d'une provocation : le mot "spectacle" n'a été cité qu'une seule fois dans un discours uniquement centré autour de l'édition phonographique, a regretté Jules Frutos, président du Prodiss. Je trouve cela d'autant plus regrettable que la notion de filière est en train de devenir réelle, que les antagonismes entre disque et scène disparaissent petit à petit. Ce discours vient jeter inutilement de l'huile sur le feu. » Avant d'ajouter : « Nous avons signé ce protocole d'accord car si le CNM entre en action avec les ressources qui sont imaginées, cela nous donne la possibilité de doubler nos moyens actuels pour produire nos spectacles, et nous en avons besoin. Mais pour l'instant, nous n'avons aucune certitude quant à ces ressources nouvelles, pas plus que nous n'en avons sur la gouvernance de l'établissement, sur notre droit de tirage ou sur l'intégration, ou pas, du CNV. Il reste beaucoup de travail à faire si on ne veut pas que cet établissement reste une coquille vide. ». La route est encore longue vers le CNM, donc.
30/01/12




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