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Il faut « déjacobiniser » le CNM (Centre national de la musique), a préconisé le président du Conseil régional d'Aquitaine, Alain Roussel, en conclusion des Rencontres nationales des labels indépendants qui se déroulaient en début de semaine à l'Hôtel de région à Bordeaux. Mais si Didier Selles et Jean-Baptiste Gourdin, membres de la mission de préfiguration de ce nouvel organisme public, étaient bien de la partie, dans le souci de concertation élargie qui est le leur, les représentants de l'Upfi, qui regroupe les plus gros labels parisiens, n'avaient pas jugé utile de franchir la Francilienne et de répondre à l'invitation qui leur avait été faite, pas plus que Franck Riester, député UMP et co-auteur du rapport sur la création du CNM, convié à apporter un éclairage politique en fin de journée aux côtés d'Aurélie Filipetti, membre de l'équipe de campagne de François Hollande en charge de la culture. Du coup, ces rencontres nationales n'ont permis d'entendre que deux sons de cloche. Celui des « petits » labels régionaux, qui ont pu manifester leur bonheur d'avoir enfin voix au chapitre dans la définition des politiques culturelles à l'égard de la filière musicale, même si de nombreuses questions restent en suspens concernant l'articulation des aides nationales et régionales, ces dernières étant essentiellement captées par le spectacle vivant ; et celui du PS, dont Aurélie Filipetti a pu préciser la lecture qu'il fait du projet de CNM, qui ne sera pas remis en cause, sur le principe, en cas d'alternance politique. Sauf que... « Cette instance ne peut pas faire que répartir les aides », a déclaré Aurélie Filipetti. Elle doit aussi être une « instance de régulation », a t-elle précisé, qui devra avoir pour rôle de « corriger la concentration excessive du secteur ». Aurélie Filipetti a notamment remis en cause la part de droits de tirage sur les aides du CNM allouée aux 100 plus gros labels dont les quatre majors dans le projet actuel (75 %), et celle des aides sélectives allouée aux petits labels régionaux (25 %). « On devrait plutôt être dans un rapport de 40/60 », a t-elle indiqué. Le CNM devra aussi être une « instance de réflexion », a t-elle déclaré, « sur les nouvelles pratiques », « sur la manière de sensibiliser les jeunes au droit d'auteur », sur la gestion collective et « sur la contribution de tous ceux qui bénéficient du transfert de valeur » qui s'est opéré des contenus vers les tuyaux à l'économie de la création. Pour le reste, Hadopi reste « une loi rétrograde », dans son esprit, et le traité Acta ne vaut pas mieux. « On ne peut pas aller vers toujours de répression et d'atteintes à l'intérêt général sous couvert de protection de la propriété intellectuelle », a déclaré Aurélie Filipetti.
Le PS veut que le CNM soit aussi une « instance de régulation »
Il faut « déjacobiniser » le CNM (Centre national de la musique), a préconisé le président du Conseil régional d'Aquitaine, Alain Roussel, en conclusion des Rencontres nationales des labels indépendants qui se déroulaient en début de semaine à l'Hôtel de région à Bordeaux. Mais si Didier Selles et Jean-Baptiste Gourdin, membres de la mission de préfiguration de ce nouvel organisme public, étaient bien de la partie, dans le souci de concertation élargie qui est le leur, les représentants de l'Upfi, qui regroupe les plus gros labels parisiens, n'avaient pas jugé utile de franchir la Francilienne et de répondre à l'invitation qui leur avait été faite, pas plus que Franck Riester, député UMP et co-auteur du rapport sur la création du CNM, convié à apporter un éclairage politique en fin de journée aux côtés d'Aurélie Filipetti, membre de l'équipe de campagne de François Hollande en charge de la culture. Du coup, ces rencontres nationales n'ont permis d'entendre que deux sons de cloche. Celui des « petits » labels régionaux, qui ont pu manifester leur bonheur d'avoir enfin voix au chapitre dans la définition des politiques culturelles à l'égard de la filière musicale, même si de nombreuses questions restent en suspens concernant l'articulation des aides nationales et régionales, ces dernières étant essentiellement captées par le spectacle vivant ; et celui du PS, dont Aurélie Filipetti a pu préciser la lecture qu'il fait du projet de CNM, qui ne sera pas remis en cause, sur le principe, en cas d'alternance politique. Sauf que... « Cette instance ne peut pas faire que répartir les aides », a déclaré Aurélie Filipetti. Elle doit aussi être une « instance de régulation », a t-elle précisé, qui devra avoir pour rôle de « corriger la concentration excessive du secteur ». Aurélie Filipetti a notamment remis en cause la part de droits de tirage sur les aides du CNM allouée aux 100 plus gros labels dont les quatre majors dans le projet actuel (75 %), et celle des aides sélectives allouée aux petits labels régionaux (25 %). « On devrait plutôt être dans un rapport de 40/60 », a t-elle indiqué. Le CNM devra aussi être une « instance de réflexion », a t-elle déclaré, « sur les nouvelles pratiques », « sur la manière de sensibiliser les jeunes au droit d'auteur », sur la gestion collective et « sur la contribution de tous ceux qui bénéficient du transfert de valeur » qui s'est opéré des contenus vers les tuyaux à l'économie de la création. Pour le reste, Hadopi reste « une loi rétrograde », dans son esprit, et le traité Acta ne vaut pas mieux. « On ne peut pas aller vers toujours de répression et d'atteintes à l'intérêt général sous couvert de protection de la propriété intellectuelle », a déclaré Aurélie Filipetti.



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