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Avec une progression de son chiffre d'affaires de 73 % en 2011, à près de 40 millions d'euros, la part de marché du streaming (gratuit et sur abonnement) dans le numérique s'établit désormais à 36 %, contre 51 % pour le téléchargement sur Internet, avec un chiffre d'affaires de 56 millions d'euros (+ 18,4 % en valeur). Avec des taux de croissance identiques, le streaming pourrait peser 69 millions d'euros en 2012, contre un peu moins de 67 millions d'euros pour le téléchargement. De quoi anticiper un basculement du marché numérique de la musique enregistrée vers le streaming en 2012 ? « On assiste à une segmentation naturelle du marché en fonction des usages », a commenté Pascal Nègre, président d'Universal Music France, que Musique Info interrogeait sur le sujet lors de la conférence de presse du Snep au Midem. Mais il ne croit pas à cette hypothèse. « Il est trop tôt pour dire quelle sera la structuration finale du marché », rebondissait Denis Ladegaillerie, président du syndicat des éditeurs de phonogrammes. La question vaut d'être posée, à l'heure où de nombreux acteurs de la filière fustigent la faible rémunération qu'ils tirent du streaming, comparativement au téléchargement. « Les revenus du streaming proviennent pour les 2/3 de l'abonnement, or le débat sur sa faible rémunération porte sur le streaming gratuit financé par la publicité », a indiqué Pascal Nègre, précisant que « 20 écoutes sur abonnement rapportent autant qu'un téléchargement ». Interrogé sur ce nouvel élément de langage en marge de la conférence de presse du SNEP, Denis Ladegaillerie estimait plutôt, quant à lui, à 70 le nombre d'écoutes sur abonnement qu'il faut comptabiliser pour rapporter autant qu'un téléchargement. Rien ne dit, cependant, que la progression du streaming, tirée principalement par le bundle Deezer/Orange en 2011, se poursuivra au même rythme l'an prochain. Les offres Free mobile font en effet craindre à Orange un « churn » important (baisse du taux d'abonnement) sur les offres de bundle Deezer/Orange. D'autant que plus de 70 % des souscripteurs de ce bundle n'activent pas le service de musique, ce qui ne joue pas en faveur de leur fidélisation.
Le marché numérique en train de basculer vers le streaming ?
Avec une progression de son chiffre d'affaires de 73 % en 2011, à près de 40 millions d'euros, la part de marché du streaming (gratuit et sur abonnement) dans le numérique s'établit désormais à 36 %, contre 51 % pour le téléchargement sur Internet, avec un chiffre d'affaires de 56 millions d'euros (+ 18,4 % en valeur). Avec des taux de croissance identiques, le streaming pourrait peser 69 millions d'euros en 2012, contre un peu moins de 67 millions d'euros pour le téléchargement. De quoi anticiper un basculement du marché numérique de la musique enregistrée vers le streaming en 2012 ? « On assiste à une segmentation naturelle du marché en fonction des usages », a commenté Pascal Nègre, président d'Universal Music France, que Musique Info interrogeait sur le sujet lors de la conférence de presse du Snep au Midem. Mais il ne croit pas à cette hypothèse. « Il est trop tôt pour dire quelle sera la structuration finale du marché », rebondissait Denis Ladegaillerie, président du syndicat des éditeurs de phonogrammes. La question vaut d'être posée, à l'heure où de nombreux acteurs de la filière fustigent la faible rémunération qu'ils tirent du streaming, comparativement au téléchargement. « Les revenus du streaming proviennent pour les 2/3 de l'abonnement, or le débat sur sa faible rémunération porte sur le streaming gratuit financé par la publicité », a indiqué Pascal Nègre, précisant que « 20 écoutes sur abonnement rapportent autant qu'un téléchargement ». Interrogé sur ce nouvel élément de langage en marge de la conférence de presse du SNEP, Denis Ladegaillerie estimait plutôt, quant à lui, à 70 le nombre d'écoutes sur abonnement qu'il faut comptabiliser pour rapporter autant qu'un téléchargement. Rien ne dit, cependant, que la progression du streaming, tirée principalement par le bundle Deezer/Orange en 2011, se poursuivra au même rythme l'an prochain. Les offres Free mobile font en effet craindre à Orange un « churn » important (baisse du taux d'abonnement) sur les offres de bundle Deezer/Orange. D'autant que plus de 70 % des souscripteurs de ce bundle n'activent pas le service de musique, ce qui ne joue pas en faveur de leur fidélisation. Vos réactions
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Clearboy a écrit le 03/02/2012 à 17:19 :
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@josé positao Cocorico !
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josė positao a écrit le 02/02/2012 à 08:16 :
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Pourquoi ne mentionnez-vous parmi les offres de streaming que Deezer et Spotify comme souvent ? En France nous avons des sites comme Qobuz.com, qui est sans doute la meilleure plateforme de streaming mondiale !
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