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Le ESML, syndicat des éditeurs de services de musique en ligne, réunissait la presse le 23 janvier pour aborder avec elle les enjeux importants à la veille du Midem et après une année d'existence. Les six membres ont insisté sur un nécessaire partage de la valeur, qu'il estiment devoir être de 50 % des revenus digitaux pour pouvoir investir dans l'innovation. "C'est une juste mesure, a insisté Axel Dauchez, à la tête de Deezer et président du syndicat. En 2011, nous avons pesé 70M€, ce qui est trois fois supérieur à ce qui avait été fait l'année précédente. 50 M€ ont été reversés aux ayants droit. Nous sommes donc des contributeurs significatifs pour l'industrie. C'est un enjeu pour toute la filière. A moyen terme, si nous ne disposons pas de moyens nécessaires pour faire de la recherche et développement, les principaux acteurs seront internationaux et nous ne serons plus en mesure de soutenir la création locale. Collectivement, la filière doit maintenir les éditeurs nationaux."
Concernant les 13 engagements pour la musique en ligne (médiation Hoog), les représentants du ESML estiment qu'ils ont eu le mérite de faire évoluer leurs relations avec les ayants droit mais que "beaucoup de chemin reste à faire", notamment sur les engagements 2 (pérennité et stabilité des contrats) et 8 (partage des données relatives à l'économie du secteur et état actuel du partage de la valeur ). Le ESML voit par ailleurs une réelle opportunité dans la mise en place du Centre national de la musique, et attend maintenant que son budget reflète l'analyse qui est de dire que le développement de la filière repose sur deux piliers : les contenus et leur exploitation. "Le CNM doit être un bras fort pour rééquilibrer les choses". Autre sujet d'importance, Hadopi, qui doit "agir pour le développement d'une offre légale et avoir un rôle important dans le suivi de la répartition de valeur". Enfin, si la licence globale reste "une très mauvaise idée", la gestion collective restera elle le seul outil en cas de constat d'échec du partenariat avec les producteurs. "Si le partenariat se renforce en revanche, nous n'aurons pas besoin de la gestion collective" a conclu Axel Dauchez.
Le ESML veut un partage de la valeur à 50 % des revenus digitaux
Le ESML, syndicat des éditeurs de services de musique en ligne, réunissait la presse le 23 janvier pour aborder avec elle les enjeux importants à la veille du Midem et après une année d'existence. Les six membres ont insisté sur un nécessaire partage de la valeur, qu'il estiment devoir être de 50 % des revenus digitaux pour pouvoir investir dans l'innovation. "C'est une juste mesure, a insisté Axel Dauchez, à la tête de Deezer et président du syndicat. En 2011, nous avons pesé 70M€, ce qui est trois fois supérieur à ce qui avait été fait l'année précédente. 50 M€ ont été reversés aux ayants droit. Nous sommes donc des contributeurs significatifs pour l'industrie. C'est un enjeu pour toute la filière. A moyen terme, si nous ne disposons pas de moyens nécessaires pour faire de la recherche et développement, les principaux acteurs seront internationaux et nous ne serons plus en mesure de soutenir la création locale. Collectivement, la filière doit maintenir les éditeurs nationaux." Concernant les 13 engagements pour la musique en ligne (médiation Hoog), les représentants du ESML estiment qu'ils ont eu le mérite de faire évoluer leurs relations avec les ayants droit mais que "beaucoup de chemin reste à faire", notamment sur les engagements 2 (pérennité et stabilité des contrats) et 8 (partage des données relatives à l'économie du secteur et état actuel du partage de la valeur ). Le ESML voit par ailleurs une réelle opportunité dans la mise en place du Centre national de la musique, et attend maintenant que son budget reflète l'analyse qui est de dire que le développement de la filière repose sur deux piliers : les contenus et leur exploitation. "Le CNM doit être un bras fort pour rééquilibrer les choses". Autre sujet d'importance, Hadopi, qui doit "agir pour le développement d'une offre légale et avoir un rôle important dans le suivi de la répartition de valeur". Enfin, si la licence globale reste "une très mauvaise idée", la gestion collective restera elle le seul outil en cas de constat d'échec du partenariat avec les producteurs. "Si le partenariat se renforce en revanche, nous n'aurons pas besoin de la gestion collective" a conclu Axel Dauchez.




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