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Les exceptions saluées chaque année à l'occasion des European Border Breakers Awards ne doivent pas faire illusion. Rares sont les artistes européens, en dehors des britanniques, qui parviennent à rencontrer le succès au delà des frontières de leur pays. C'était déjà vrai par le passé, ça l'est peut-être encore plus aujourd'hui. C'est ce qui ressort d'une étude de 120 pages réalisée par Emmanuel Legrand pour le compte de l'European Music Office et du festival néerlandais Eurosonic, qui sera rendu publique le 13 janvier, à l'occasion de l'édition 2012 de ce dernier. En se basant sur une analyse des Tops 200 de diffusion radio et de téléchargement des principaux marchés européens en 2010 et 2011, l'auteur commence par tirer un enseignement positif : plus de 50 % des titres qui figurent dans ces tops nationaux sont interprétés par des talents européens. Mais à considérer les parts de marché des différents répertoires, une fois le répertoire local et le répertoire britannique mis de côté, peu d'artistes européens tirent leur épingle du jeu. Et sauf pour le répertoire chanté en anglais, l'Europe est loin de constituer un marché unique. « Le tableau dressé par cette étude montre que dans chaque pays, il y a un marché local fort pour les artistes domestiques, mais la plupart de ces artistes ne traversent pas les frontières, surtout s'ils chantent dans leurs langue », explique Emmanuel Legrand sur son blog. En réalité, seul le répertoire américain y parvient sans rencontrer de difficultés, le nombre d'artistes britanniques qui parviennent à atteindre un succès pan-européen étant relativement limité. Un constat sans surprise, qui appelle un certain nombre de recommandations. Parmi elles : le support à l'industrie du live, seul véhicule permettant, bien souvent, à des artistes locaux de traverser les frontières ; et des incitations pouvant amener les radiodiffuseurs à mieux supporter les répertoires européens. Enfin, l'étude préconise la création d'un Observatoire européen de la musique pour établir un bilan de la situation à intervalles réguliers.
Etude : l'Europe, un marché unique de la musique, mais pour le répertoire américain
Les exceptions saluées chaque année à l'occasion des European Border Breakers Awards ne doivent pas faire illusion. Rares sont les artistes européens, en dehors des britanniques, qui parviennent à rencontrer le succès au delà des frontières de leur pays. C'était déjà vrai par le passé, ça l'est peut-être encore plus aujourd'hui. C'est ce qui ressort d'une étude de 120 pages réalisée par Emmanuel Legrand pour le compte de l'European Music Office et du festival néerlandais Eurosonic, qui sera rendu publique le 13 janvier, à l'occasion de l'édition 2012 de ce dernier. En se basant sur une analyse des Tops 200 de diffusion radio et de téléchargement des principaux marchés européens en 2010 et 2011, l'auteur commence par tirer un enseignement positif : plus de 50 % des titres qui figurent dans ces tops nationaux sont interprétés par des talents européens. Mais à considérer les parts de marché des différents répertoires, une fois le répertoire local et le répertoire britannique mis de côté, peu d'artistes européens tirent leur épingle du jeu. Et sauf pour le répertoire chanté en anglais, l'Europe est loin de constituer un marché unique. « Le tableau dressé par cette étude montre que dans chaque pays, il y a un marché local fort pour les artistes domestiques, mais la plupart de ces artistes ne traversent pas les frontières, surtout s'ils chantent dans leurs langue », explique Emmanuel Legrand sur son blog. En réalité, seul le répertoire américain y parvient sans rencontrer de difficultés, le nombre d'artistes britanniques qui parviennent à atteindre un succès pan-européen étant relativement limité. Un constat sans surprise, qui appelle un certain nombre de recommandations. Parmi elles : le support à l'industrie du live, seul véhicule permettant, bien souvent, à des artistes locaux de traverser les frontières ; et des incitations pouvant amener les radiodiffuseurs à mieux supporter les répertoires européens. Enfin, l'étude préconise la création d'un Observatoire européen de la musique pour établir un bilan de la situation à intervalles réguliers.



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