LES NEWS - BIZNESS
A quelques jours du Midem, et en pleine « affaire MegaUpload », la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) avait décidé de réunir un (très) large panel de professionnels autour du thème « Musique à l’ère numérique : quels modèles économiques et quelles perspectives pour la filière ? » L’occasion, pour l’institution, d’évoquer une étude sur l’état actuel du partage de la valeur dans l’économie de la musique en ligne, confiée à trois profils très différents : Philippe Astor (journaliste et blogueur), Christophe Waignier (consultant associé à Capgemini Consulting) et Patrick Waelbroeck (professeur associé à Télécom ParisTech). Difficile de résumer les trois heures d’exposé et de débat qui ont émaillé cette rencontre, modérée par Philippe Astor, mais on retiendra que Jacques Toubon, ancien ministre et co-auteur des préconisations de la « mission Zelnik », a milité pour une meilleure répartition de la valeur en faveur des artistes. Là où Axel Dauchez (patron de Deezer), constatant que la faiblesse des marges des plateformes ne leur permet pas d’investir en marketing, a estimé qu’un rééquilibrage de la valeur en leur faveur était nécessaire. « Les plateformes sont les vecteurs du développement du marché numérique, mais très peu sont bénéficiaires aujourd’hui, a-t-il plaidé. Or, dans 5 ans, 80 % du marché sera digital. » Ce meilleur partage de la valeur est également revenu dans les discussions via la gestion collective, qui, pour l’Adami, ferait ses preuves dans le domaine du streaming. « Nous allons la mettre en place de manière volontaire, en accord avec les producteurs, dans le domaine du webcasting, a indiqué Bruno Boutleux, directeur général de l’Adami. La rémunération des artistes sera meilleure que dans le cadre d’une gestion individuelle des droits. » Le mot de la fin est revenu au modérateur, Philippe Astor, qui voit comme une contradiction dans l’avènement des services de musique en ligne. « On constate, d’un côté, une très forte progression du numérique, qui engendre une création de valeur, avec des sommes importantes reversées par les plateformes de streaming, par exemple, qui n’existaient pas il y a encore trois ans. Et, de l’autre, des ayants droits qui se plaignent de la très faible rémunération que rapporte ces nouveaux services. »
Débat à lire en intégralité dans le n°536 de Musique Info, à paraître le 21 février.
Du partage de la valeur de la musique en ligne...
A quelques jours du Midem, et en pleine « affaire MegaUpload », la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) avait décidé de réunir un (très) large panel de professionnels autour du thème « Musique à l’ère numérique : quels modèles économiques et quelles perspectives pour la filière ? » L’occasion, pour l’institution, d’évoquer une étude sur l’état actuel du partage de la valeur dans l’économie de la musique en ligne, confiée à trois profils très différents : Philippe Astor (journaliste et blogueur), Christophe Waignier (consultant associé à Capgemini Consulting) et Patrick Waelbroeck (professeur associé à Télécom ParisTech). Difficile de résumer les trois heures d’exposé et de débat qui ont émaillé cette rencontre, modérée par Philippe Astor, mais on retiendra que Jacques Toubon, ancien ministre et co-auteur des préconisations de la « mission Zelnik », a milité pour une meilleure répartition de la valeur en faveur des artistes. Là où Axel Dauchez (patron de Deezer), constatant que la faiblesse des marges des plateformes ne leur permet pas d’investir en marketing, a estimé qu’un rééquilibrage de la valeur en leur faveur était nécessaire. « Les plateformes sont les vecteurs du développement du marché numérique, mais très peu sont bénéficiaires aujourd’hui, a-t-il plaidé. Or, dans 5 ans, 80 % du marché sera digital. » Ce meilleur partage de la valeur est également revenu dans les discussions via la gestion collective, qui, pour l’Adami, ferait ses preuves dans le domaine du streaming. « Nous allons la mettre en place de manière volontaire, en accord avec les producteurs, dans le domaine du webcasting, a indiqué Bruno Boutleux, directeur général de l’Adami. La rémunération des artistes sera meilleure que dans le cadre d’une gestion individuelle des droits. » Le mot de la fin est revenu au modérateur, Philippe Astor, qui voit comme une contradiction dans l’avènement des services de musique en ligne. « On constate, d’un côté, une très forte progression du numérique, qui engendre une création de valeur, avec des sommes importantes reversées par les plateformes de streaming, par exemple, qui n’existaient pas il y a encore trois ans. Et, de l’autre, des ayants droits qui se plaignent de la très faible rémunération que rapporte ces nouveaux services. »Débat à lire en intégralité dans le n°536 de Musique Info, à paraître le 21 février.




NORAH JONES
LES ENFOIRES
SHAKIRA
MADONNA
DIVERS