Annoncer la suppression pure et simple d'Hadopi constituerait un « risque politique », selon des proches de François Hollande
Selon des échanges internes entre militants socialistes auxquels a eu accès le site Numerama, qui se sont produits dans le cadre de la réflexion qu'un certain nombre d'entre eux mène au sein de l'association L'Argument public sur le programme de François Hollande en matière de culture, le « monsieur Culture » d'Emmanuel Valls, Denis Declerck, reconnaît que « la suppression d'Hadopi ne vaut pas politique culturelle » et qu'annoncer sa suppression pure et simple constituerait « un risque politique ». C'est ce qu'il écrit en réponse à une mise en garde de David Godevais, dirigeant du Calif (Club Action des Labels Indépendants Français), des labels Zanzibar Express et Pygmalion Records, également organisateur du Disquaires Day et secrétaire de l'association L'Argument public. « Visiblement ce qu'une partie du PS n'a pas bien perçu, c'est que l'Hadopi a été le résultat d'une demande, auprès des pouvoirs publics, de la part des professionnels de la culture: artistes, auteurs, réalisateurs, producteurs, labels, éditeurs, sociétés civiles, sociétés d'auteurs, indépendants et multinationales », écrit-il dans sa mise en garde, avant d'ajouter : « Alors certes l'Hadopi n'est pas la panacée mais aujourd'hui c'est le seul mécanisme qui va dans ce sens. » Et de poursuivre : « Aujourd'hui parler d'abrogation d'Hadopi aux créateurs reviendrait à dire, dans le même ordre d'idée, aux agriculteurs que le PS s'il vient aux affaires, va demander l'abandon de la PAC... le résultat ne manquerait pas de piquant en pleine campagne présidentielle. » Vos réactions
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Zeman a écrit le 19/01/2012 à 11:19 :
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Pas d'accord : bien sûr qu'il faut garder Hadopi. C'est comme les limitations de vitesse : tu as beau risquer ta vie, si on ne te menace pas d'amendes ou de suppression de permis rien ne change et les débiles continuent de rouler comme des dingues. Idem pour Hadopi : sans la menace du gendarme, aucun changement d'attitude pour des générations qui estiment que la musique doit être gratuite - ce sont les mêmes genres de débiles que les chauffards. Hadopi n'est clairement pas la panacée mais c'est tellement mieux qu'une autorégulation utopique de la part d'égoïstes qui ne sont statistiquement intéressés que par ce qu'ils peuvent avoir de gratuit - quelles que soient les conséquences de leur comportement.
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Hadopifree a écrit le 18/01/2012 à 17:16 :
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Le monde de la musique a réussi à se faire détester par des lois comme DADVSI ou HADOPI, sans que cette détestation n'ait comme pendant une amélioration des ventes. HADOPI est donc inutile au monde de la musique, et même contre productive. François Hollande devrait comprendre que les chimères de certains ne pèsent que peu face aux internautes qui comptent, entre autres, faire leur décision en avril en fonction des propos des candidats sur HADOPI. Le vrai risque politique qu'HADOPI représente pour François Hollande est... la position qui est la sienne en ce moment !
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Bootdisk a écrit le 18/01/2012 à 11:46 :
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Quel ramassis de c***eries. Hadopi DOIT sauter, et au plus vite. François Hollande a tout à y gagner, et les internautes avec.
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