INTERVIEWS - DÉCIDEURS
Les Inrockuptibles fêtent ce mois-ci leurs 25 ans, et ravissent leurs lecteurs avec la sortie d'un ouvrage reprenant 25 ans de grands entretiens, et celle d'un coffret de 10 CD. Retour vers le futur avec JD Beauvallet, l'un des rédacs chefs du titre, responsable de la musique, en charge de la programmation du festival des Inrockuptibles et de la sélection du concours Inrocks Lab. (Retrouvez cette interview dans son intégralité dans le numéro 533 de Musique Info, disponible le 22 novembre).
M.I : Quelle est la ligne éditoriale musicale des Inrocks ? Quel genre d'artistes avez-vous envie de mettre sur le devant de la scène ? Pour quelle philosophie ?
J-D Beauvallet : Nous n'avons aucune ligne, juste l'envie des journalistes. Le seul critère est la prime à l'enthousiasme. Et ce dernier peut aussi bien s'accorder à un artiste totalement inconnu qu'à Julien Doré, qui vient d'une émission de télé-réalité, ou Coldplay. Il n'y a surtout pas ce snobisme qui consisterait à dire « c'est undergound donc c'est génial ; ça vend des disques donc c'est pourri. » C'est un discours que je ne peux pas entendre. L'idée est par ailleurs de suivre les groupes le plus loin possible. Quand Bjork est en tête des charts, c'est de l'argent que Céline Dion n'aura pas, et ça, ça fait plaisir !
M.I : La nouvelle formule lancée en septembre 2010 a pour ambition de faire des Inrocks un hebdomadaire politique, social et culturel, portant « l'esprit rock ». C'est quoi, « l'esprit rock » ?
J-D. B : C'est très difficile à définir, mais c'est sans doute ce prisme un peu insolent qui nous a été inculqué par tous ces groupes qu'on a aimés : les Stones, les Sex Pistols ou les Clash, tous ces groupes avec lesquels on a grandi. Qui à la fois étaient dans le système, en étant signés dans de grosses maisons de disques, mais qui essayaient aussi de changer les choses à l'intérieur de la machine. L'esprit rock, c'est un mauvais esprit au bon sens du terme, un peu sale gosse, un peu goguenard.
JD Beauvallet (Inrocks) : " L'esprit rock, c'est un mauvais esprit au bon sens du terme, un peu sale gosse, un peu goguenard"
Les Inrockuptibles fêtent ce mois-ci leurs 25 ans, et ravissent leurs lecteurs avec la sortie d'un ouvrage reprenant 25 ans de grands entretiens, et celle d'un coffret de 10 CD. Retour vers le futur avec JD Beauvallet, l'un des rédacs chefs du titre, responsable de la musique, en charge de la programmation du festival des Inrockuptibles et de la sélection du concours Inrocks Lab. (Retrouvez cette interview dans son intégralité dans le numéro 533 de Musique Info, disponible le 22 novembre).M.I : Quelle est la ligne éditoriale musicale des Inrocks ? Quel genre d'artistes avez-vous envie de mettre sur le devant de la scène ? Pour quelle philosophie ?
J-D Beauvallet : Nous n'avons aucune ligne, juste l'envie des journalistes. Le seul critère est la prime à l'enthousiasme. Et ce dernier peut aussi bien s'accorder à un artiste totalement inconnu qu'à Julien Doré, qui vient d'une émission de télé-réalité, ou Coldplay. Il n'y a surtout pas ce snobisme qui consisterait à dire « c'est undergound donc c'est génial ; ça vend des disques donc c'est pourri. » C'est un discours que je ne peux pas entendre. L'idée est par ailleurs de suivre les groupes le plus loin possible. Quand Bjork est en tête des charts, c'est de l'argent que Céline Dion n'aura pas, et ça, ça fait plaisir !
M.I : La nouvelle formule lancée en septembre 2010 a pour ambition de faire des Inrocks un hebdomadaire politique, social et culturel, portant « l'esprit rock ». C'est quoi, « l'esprit rock » ?
J-D. B : C'est très difficile à définir, mais c'est sans doute ce prisme un peu insolent qui nous a été inculqué par tous ces groupes qu'on a aimés : les Stones, les Sex Pistols ou les Clash, tous ces groupes avec lesquels on a grandi. Qui à la fois étaient dans le système, en étant signés dans de grosses maisons de disques, mais qui essayaient aussi de changer les choses à l'intérieur de la machine. L'esprit rock, c'est un mauvais esprit au bon sens du terme, un peu sale gosse, un peu goguenard.




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