INTERVIEWS - DÉCIDEURS
La troisième édition du rendez-vous professionnel se tiendra les 21 et 22 octobre dans le 18e arrondissement de Paris. Son directeur, Fernando Ladeiro Marques, fait le point.
Musique Info : Quelles sont vos ambitions, après une édition 2010 qui a rassemblé 2 000 participants ?
Fernando Ladeiro Marques : Notre objectif est de transformer l'essai et de faire, au moins, aussi bien que l'an dernier. En 2010, il s'agissait pour nous d'une deuxième première édition, puisque nous exportions le MaMA de Bourges à Paris. Nous comptons attirer, cette année, un peu plus de monde avec un peu plus de contenu. De fait, nous avons accueilli ou organisé 17 débats et conférences l'an passé, et serons à environ 25 sur la prochaine édition. Nous avons une demande croissante de la part d'institutionnels français, mais aussi internationaux, qui veulent y organiser leur conférence. Notre succès est grandissant pour plusieurs raisons : le MaMA se déroule en France, 5e marché mondial assez compliqué à appréhender pour les internationaux, et plus précisément à Paris, une ville facilement accessible d'un point de vue logistique. Enfin, il n'existait pas d'opération comparable en France jusqu'ici.
M. I. : L'offre sera-t-elle également renforcée côté concerts ?
F. L. M. : Oui. Il y aura 62 concerts, contre une cinquantaine l'an dernier. Nous avons reçu plus de 650 propositions cette année ! Et certains des artistes qui vont se produire au MaMA n'auraient même pas pensé à nous contacter auparavant. Ainsi, des groupes comme Caravan Palace, The Bewitched Hands, Tété, Gush ou Lilly Wood & The Prick vont faire leur rentrée au MaMA. L'entourage des artistes a compris l'intérêt de se produire lors d'un tel événement : la moitié du public va être composé de programmateurs français et internationaux. L'affiche se composera, par ailleurs, d'artistes en développement, que nous choisissons en fonction de leur talent et aussi de leur le potentiel, notamment à l'export. L'an dernier, un petit sondage mené auprès de 25 groupes nous a montré que 22 d'entre eux avaient eu des retombées après leur passage au MaMA.
M. I. : Quel est le positionnement du MaMA par rapport aux Biennales internationales du spectacle et au Midem ?
F. L. M. : Le Midem est, à la base, un événement dédié aux éditeurs et aux maisons de disques, tandis que les Bis sont axées autour du spectacle vivant, au sens large. Le MaMA est un événement consacré à la filière toute entière, du disque à la scène, même si son aspect « live » est plus affirmé.
M. I. : Comment avez-vous pallier la fermeture de l'Elysée Montmartre, qui accueillait l'an dernier le village pro ?
F. L. M. : Dès l'an dernier, nous ambitionnions d'investir le Trianon pour les concerts. Entre temps, l'Elysée Montmartre a brûlé. Nous allons donc déplacé le village pro au Trianon, où se déroulerons également les six débats que nous organisons. Et puis de nouvelles salles vont accueillir nos concerts, en plus de celles qui nous ont fait confiance l'an dernier : La Machine, mais aussi des lieux plus atypiques comme la Mix Box, où Fumuj fera un concert pour sourds et entendants, ou le Sexodrome, où se produira Giedré.
Recueilli par Romain Berrod
Retrouvez le programme des conférences et débats du vendredi 21 octobre et du samedi 22 octobre
Fernando Ladeiro Marques : « Le MaMA est un événement consacré à la filière toute entière »
La troisième édition du rendez-vous professionnel se tiendra les 21 et 22 octobre dans le 18e arrondissement de Paris. Son directeur, Fernando Ladeiro Marques, fait le point.Musique Info : Quelles sont vos ambitions, après une édition 2010 qui a rassemblé 2 000 participants ?
Fernando Ladeiro Marques : Notre objectif est de transformer l'essai et de faire, au moins, aussi bien que l'an dernier. En 2010, il s'agissait pour nous d'une deuxième première édition, puisque nous exportions le MaMA de Bourges à Paris. Nous comptons attirer, cette année, un peu plus de monde avec un peu plus de contenu. De fait, nous avons accueilli ou organisé 17 débats et conférences l'an passé, et serons à environ 25 sur la prochaine édition. Nous avons une demande croissante de la part d'institutionnels français, mais aussi internationaux, qui veulent y organiser leur conférence. Notre succès est grandissant pour plusieurs raisons : le MaMA se déroule en France, 5e marché mondial assez compliqué à appréhender pour les internationaux, et plus précisément à Paris, une ville facilement accessible d'un point de vue logistique. Enfin, il n'existait pas d'opération comparable en France jusqu'ici.
M. I. : L'offre sera-t-elle également renforcée côté concerts ?
F. L. M. : Oui. Il y aura 62 concerts, contre une cinquantaine l'an dernier. Nous avons reçu plus de 650 propositions cette année ! Et certains des artistes qui vont se produire au MaMA n'auraient même pas pensé à nous contacter auparavant. Ainsi, des groupes comme Caravan Palace, The Bewitched Hands, Tété, Gush ou Lilly Wood & The Prick vont faire leur rentrée au MaMA. L'entourage des artistes a compris l'intérêt de se produire lors d'un tel événement : la moitié du public va être composé de programmateurs français et internationaux. L'affiche se composera, par ailleurs, d'artistes en développement, que nous choisissons en fonction de leur talent et aussi de leur le potentiel, notamment à l'export. L'an dernier, un petit sondage mené auprès de 25 groupes nous a montré que 22 d'entre eux avaient eu des retombées après leur passage au MaMA.
M. I. : Quel est le positionnement du MaMA par rapport aux Biennales internationales du spectacle et au Midem ?
F. L. M. : Le Midem est, à la base, un événement dédié aux éditeurs et aux maisons de disques, tandis que les Bis sont axées autour du spectacle vivant, au sens large. Le MaMA est un événement consacré à la filière toute entière, du disque à la scène, même si son aspect « live » est plus affirmé.
M. I. : Comment avez-vous pallier la fermeture de l'Elysée Montmartre, qui accueillait l'an dernier le village pro ?
F. L. M. : Dès l'an dernier, nous ambitionnions d'investir le Trianon pour les concerts. Entre temps, l'Elysée Montmartre a brûlé. Nous allons donc déplacé le village pro au Trianon, où se déroulerons également les six débats que nous organisons. Et puis de nouvelles salles vont accueillir nos concerts, en plus de celles qui nous ont fait confiance l'an dernier : La Machine, mais aussi des lieux plus atypiques comme la Mix Box, où Fumuj fera un concert pour sourds et entendants, ou le Sexodrome, où se produira Giedré.
Recueilli par Romain Berrod
Retrouvez le programme des conférences et débats du vendredi 21 octobre et du samedi 22 octobre




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