ANALYSES - OPINION
Premier domaine dans lequel l'arrivée du numérique fait plus que chatouiller le monde du spectacle vivant : la billetterie. « Cela devient une problématique centrale du débat, parce que les choses sont en train de changer explique l'un des représentants du service de billetterie en ligne Weezevent. Certains producteurs se servent même aujourd'hui de la billetterie comme d'un outil logistique.» Même constat du côté des salles, représentées ce jour là par Pénélope Baudoin, des Trois Baudets. « Nous avons décidé d'investir sur le numérique de deux façons : par la mise en place de notre propre service de billetterie dématérialisée, ainsi que dans du matériel son et vidéo explique-t-elle. Le public des Trois Baudets est un public de niche, il est donc beaucoup plus simple de le connaître puis de le fidéliser en ayant son propre service de billetterie dématérialisée. » On s'accordait donc, autour de la table, sur l'aspect bénéfique de la dématérialisation de la billetterie, en relevant tout de même les problèmes techniques concernant les accès de contrôle, du fait de la multiplicité des systèmes de douchettes de lecture. « C'est une véritable guère économique, aux retombées financières considérables. »
Retour en force
Deuxième « gros dossier » abordé cet après-midi là : les captations. « Nous assistons à un retour en force de la captation de concerts du fait de l'apparition des nouvelles chaînes de la TNT et de la multiplication des web TV, à l'image de Natural Born TV, qui devrait être présente sur plusieurs festivals, pour des dizaines d'heures de retransmission » a planté en introduction Marie-José Sallaber, directrice adjointe de l'Irma. « Nous encourageons totalement les captations car nous programmons des artistes en développement, pour lesquels elles sont de véritables outils promotionnels » poursuivait Pénélope Baudoin. « L'aspect promotionnel, c'est une bonne chose, a toutefois rétorqué Sébastien Zamora, tourneur et membre de Live Boutique, mais le problème est dans la difficulté de commercialisation de ces captations. » Le voilà donc le cœur du problème, celui du modèle économique. « Aujourd'hui, elles sont encore beaucoup utilisées pour de la promotion mais il y a peut être des formules d'abonnement efficaces, notamment sur les téléphones mobiles. Il faut se faire croiser les producteurs de contenu et ceux qui possèdent les tuyaux ! » insistait M-J Sallaber, tandis que Sébastien Zamora faisait remarquer que « les captations servent aussi à faire du buzz pour générer du trafic dans les salles ». D'ailleurs rejoint sur cette question par un représentant du site Grandcrew : « les captations peuvent être une façon de vendre tout ce qui touche à l'artiste, de la billetterie, au merchandising en passant même par les disques. Cela va beaucoup plus loin qu'un simple outil promotionnel ».
Maud Philippe-Bert
Numérique et spectacle vivant, cohabitation durable ?
Dans le cadre de Futur en Seine, fête populaire mettant en scène les nouvelles technologies en Ile-de-France du 29 mai au 7 juin 2009, plusieurs manifestations publiques étaient organisées autour des technologies du futur. Parmi elles, une rencontre à l'initiative du collectif de bloggeurs DigitalMeme sur le thème « Comment le numérique révolutionne-t-il le spectacle vivant ? ». L'ensemble des débats a principalement tourné autour de deux révolutions majeures : la mise en place de la billetterie dématérialisée et l'utilisation des captations de concerts.Premier domaine dans lequel l'arrivée du numérique fait plus que chatouiller le monde du spectacle vivant : la billetterie. « Cela devient une problématique centrale du débat, parce que les choses sont en train de changer explique l'un des représentants du service de billetterie en ligne Weezevent. Certains producteurs se servent même aujourd'hui de la billetterie comme d'un outil logistique.» Même constat du côté des salles, représentées ce jour là par Pénélope Baudoin, des Trois Baudets. « Nous avons décidé d'investir sur le numérique de deux façons : par la mise en place de notre propre service de billetterie dématérialisée, ainsi que dans du matériel son et vidéo explique-t-elle. Le public des Trois Baudets est un public de niche, il est donc beaucoup plus simple de le connaître puis de le fidéliser en ayant son propre service de billetterie dématérialisée. » On s'accordait donc, autour de la table, sur l'aspect bénéfique de la dématérialisation de la billetterie, en relevant tout de même les problèmes techniques concernant les accès de contrôle, du fait de la multiplicité des systèmes de douchettes de lecture. « C'est une véritable guère économique, aux retombées financières considérables. »
Retour en force
Deuxième « gros dossier » abordé cet après-midi là : les captations. « Nous assistons à un retour en force de la captation de concerts du fait de l'apparition des nouvelles chaînes de la TNT et de la multiplication des web TV, à l'image de Natural Born TV, qui devrait être présente sur plusieurs festivals, pour des dizaines d'heures de retransmission » a planté en introduction Marie-José Sallaber, directrice adjointe de l'Irma. « Nous encourageons totalement les captations car nous programmons des artistes en développement, pour lesquels elles sont de véritables outils promotionnels » poursuivait Pénélope Baudoin. « L'aspect promotionnel, c'est une bonne chose, a toutefois rétorqué Sébastien Zamora, tourneur et membre de Live Boutique, mais le problème est dans la difficulté de commercialisation de ces captations. » Le voilà donc le cœur du problème, celui du modèle économique. « Aujourd'hui, elles sont encore beaucoup utilisées pour de la promotion mais il y a peut être des formules d'abonnement efficaces, notamment sur les téléphones mobiles. Il faut se faire croiser les producteurs de contenu et ceux qui possèdent les tuyaux ! » insistait M-J Sallaber, tandis que Sébastien Zamora faisait remarquer que « les captations servent aussi à faire du buzz pour générer du trafic dans les salles ». D'ailleurs rejoint sur cette question par un représentant du site Grandcrew : « les captations peuvent être une façon de vendre tout ce qui touche à l'artiste, de la billetterie, au merchandising en passant même par les disques. Cela va beaucoup plus loin qu'un simple outil promotionnel ».
Maud Philippe-Bert




ADELE
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SHAKIRA
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MULTI INTERPRETES






















