ANALYSES - OPINION
"La rédaction de Chorus sous le choc de sa disparition brutale". Ainsi s'ouvre la lettre envoyée par l'équipe de Chorus, les cahiers de la chanson, qui aura mis la clef sous la porte pratiquement du jour au lendemain, après 17 années d'existence. "Le numéro d'automne de Chorus, qui devait sortir dans les kiosques le 22 septembre, ne paraîtra pas. Ainsi en a décidé le gérant de sa société éditrice qui après avoir repris celle-ci (dans une situation économiquement saine) il y a seulement un an, a procédé cet été à son dépôt de bilan. Tous les journalistes de Chorus (...) ont appris avec stupéfaction en l'espace de 48h que le prochain numéro auquel ils travaillaient ne sortirait pas et que la société éditrice du titre avait été mise en liquidation judiciaire. (...) Extrêmement choqués d'être ainsi placés devant le fait accompli et profondément attristés de la disparition d'un titre aussi emblématique (...), les membres de la rédaction ont décidé de mettre en ligne dès le 22 septembre une importante partie du numéro d'automne déjà terminée à la date du dépôt de bilan."
Ambiance pratiquement toute aussi morose chez le gratuit Longueur d'Ondes qui envoyait la semaine dernière le mail suivant: "Coup dur! Nous sommes en fin de bouclage. Il y a 6 jours, nous venons d'être planté d'une grosse somme. Les quatrièmes de couv de nos deux derniers numéros (des pubs pour la bière Despérados) ne seront pas payées par l'équipe bordelaise qui les a vendues pour nous : la REGIE PUBLIC (pourtant encore en activité !!!) Déclaration de créance au mandataire judiciaire.
Situation bloquée... Bref la somme qu'ils nous doivent, on n'est pas prêt de la récupérer ! Or notre comptabilité très fragile en a besoin pour finir de payer l'imprimeur...
Cette galère peut donc nous atteindre gravement, voire nous faire fermer tout simplement ! Nous avons donc dû faire un emprunt pour compenser cette perte si nous voulions que le prochain numéro voit le jour. (...) Depuis le départ de la crise du disque c'est de plus en plus dur. Les maisons de disques trouvent logique que l'on chronique leurs albums, que l'on parle de leurs artistes, voire même qu'on les invite sur la scène des Trois Baudets où nous faisons régulièrement des concerts (sans gagner un seul centime), mais pour renvoyer l'ascenseur, il n'y a plus personne. Pas d'achat pub dans Longueur d'Ondes, ca n'est pas un réflexe. (...) Tout ça pour te dire que notre seul salut, comme toujours, c'est de VENDRE nos espaces publicitaires. Et que c'est maintenant ou jamais !"
Que dire de plus si ce n'est que nous nous sentons Ô combien solidaires chez Musique Info. Solidaires et concernés, face à nos propres difficultés financières.... Mais nous vous reparlerons de tout cela dans le prochain édito de notre version papier.
La presse musicale bien mal en point
Ambiance pratiquement toute aussi morose chez le gratuit Longueur d'Ondes qui envoyait la semaine dernière le mail suivant: "Coup dur! Nous sommes en fin de bouclage. Il y a 6 jours, nous venons d'être planté d'une grosse somme. Les quatrièmes de couv de nos deux derniers numéros (des pubs pour la bière Despérados) ne seront pas payées par l'équipe bordelaise qui les a vendues pour nous : la REGIE PUBLIC (pourtant encore en activité !!!) Déclaration de créance au mandataire judiciaire.
Situation bloquée... Bref la somme qu'ils nous doivent, on n'est pas prêt de la récupérer ! Or notre comptabilité très fragile en a besoin pour finir de payer l'imprimeur...
Cette galère peut donc nous atteindre gravement, voire nous faire fermer tout simplement ! Nous avons donc dû faire un emprunt pour compenser cette perte si nous voulions que le prochain numéro voit le jour. (...) Depuis le départ de la crise du disque c'est de plus en plus dur. Les maisons de disques trouvent logique que l'on chronique leurs albums, que l'on parle de leurs artistes, voire même qu'on les invite sur la scène des Trois Baudets où nous faisons régulièrement des concerts (sans gagner un seul centime), mais pour renvoyer l'ascenseur, il n'y a plus personne. Pas d'achat pub dans Longueur d'Ondes, ca n'est pas un réflexe. (...) Tout ça pour te dire que notre seul salut, comme toujours, c'est de VENDRE nos espaces publicitaires. Et que c'est maintenant ou jamais !"
Que dire de plus si ce n'est que nous nous sentons Ô combien solidaires chez Musique Info. Solidaires et concernés, face à nos propres difficultés financières.... Mais nous vous reparlerons de tout cela dans le prochain édito de notre version papier.



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