ANALYSES - EDITO
Une seconde fois aujourd’hui même, lundi 16, aux alentours de midi.
Entre temps, Bashung était mort…
D’hommages en rediffusions tout au long du week-end, on a (re)découvert beaucoup de cet homme pourtant si discret. On l’a trouvé génial, on a ragé qu’ils soient si peu nombreux
de sa trempe, et on n’a pu s’empêcher de penser « putain de maladie ». Et puis on a réalisé,
enfin, que, peut-être, ce qui résumait le mieux notre sentiment du moment avait été écrit
sur Facebook, samedi, par un ami journaliste, proche de l’artiste : « Y’a comme un vide ».
Quinze jours plus tôt seulement, Alain Bashung avait dominé la 24ème édition des Victoires
de la Musique par sa présence et son humanité. Fort des onze Victoires reçues durant sa carrière, qui font désormais de lui l’artiste le plus primé, et armé de sa classe légendaire, il n’aura pas oublié de remercier sa maison de disques, Universal.
Universal qui, malgré sa bonne résistance à la tempête jusqu’à maintenant, a du se résigner à une réorganisation. Situation critique, mais toujours moins désespérée que celle des indépendants qui, en un mois, ont vu disparaître trois des leurs, labels et distributeurs. Quand crise du disque et crise économique se rejoignent…
Difficile alors de ne pas se sentir découragé au vu
des premiers échanges sur le projet de loi Création et
internet à l’Assemblée. Le fossé se creuse entre les industries culturelles et une partie de nos élus, autour d’un
sujet qui pourtant devrait faire consensus : le rayonnement de notre culture. Pas de diversité possible sans
un tissu fort de PME locales. Et pas d’investissements
envisageables sans protection juridique efficace des créateurs.
Si c’était à refaire, nous aussi on commencerait par la culture…
Maud Philippe-Bert et Romain Berrod
Y'a comme un vide
Notre numéro 504 aura été bouclé deux fois. Une première fois vendredi 13 mars, à 18h.Une seconde fois aujourd’hui même, lundi 16, aux alentours de midi.
Entre temps, Bashung était mort…
D’hommages en rediffusions tout au long du week-end, on a (re)découvert beaucoup de cet homme pourtant si discret. On l’a trouvé génial, on a ragé qu’ils soient si peu nombreux
de sa trempe, et on n’a pu s’empêcher de penser « putain de maladie ». Et puis on a réalisé,
enfin, que, peut-être, ce qui résumait le mieux notre sentiment du moment avait été écrit
sur Facebook, samedi, par un ami journaliste, proche de l’artiste : « Y’a comme un vide ».
Quinze jours plus tôt seulement, Alain Bashung avait dominé la 24ème édition des Victoires
de la Musique par sa présence et son humanité. Fort des onze Victoires reçues durant sa carrière, qui font désormais de lui l’artiste le plus primé, et armé de sa classe légendaire, il n’aura pas oublié de remercier sa maison de disques, Universal.
Universal qui, malgré sa bonne résistance à la tempête jusqu’à maintenant, a du se résigner à une réorganisation. Situation critique, mais toujours moins désespérée que celle des indépendants qui, en un mois, ont vu disparaître trois des leurs, labels et distributeurs. Quand crise du disque et crise économique se rejoignent…
Difficile alors de ne pas se sentir découragé au vu
des premiers échanges sur le projet de loi Création et
internet à l’Assemblée. Le fossé se creuse entre les industries culturelles et une partie de nos élus, autour d’un
sujet qui pourtant devrait faire consensus : le rayonnement de notre culture. Pas de diversité possible sans
un tissu fort de PME locales. Et pas d’investissements
envisageables sans protection juridique efficace des créateurs.
Si c’était à refaire, nous aussi on commencerait par la culture…
Maud Philippe-Bert et Romain Berrod



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