ANALYSES - DÉCRYPTAGE
Avec son nouveau projet, l’auteur compositeur interprète a fait disparaître Maxim Nucci pour réapparaître sous les traits de Yodelice. Une métamorphose qui lui sourit.
Connu pour ses collaborations avec Jenifer, et en tant qu’auteur d’un album solo et de la BO d’un film pour ados (parus chez Mercury), Maxim Nucci a réussi à négocier un changement de style musical et à toucher un public plus spé avec son projet Yodelice. Il a pu faire découvrir ce nouveau personnage, un peu inspiré du Dead Man de Jarmusch, dans des petites salles en amont de la sortie de son album. « C’est un vrai musicien, qui navigue entre pop et folk, mais on a surtout craqué sur son univers, indique Marie Prycko, programmatrice de Taratata. Ça a été un de nos coups de cœur et c’est un peu différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre. En plus, l’album est très bien produit avec des arrangements intéressants » (Tree of Life a été enregistré à Los Angeles avec le batteur de Mc Cartney, Abraham Laboriel Ndlr.). Pour faire découvrir cette nouvelle facette de l’artiste, Azimuth Productions a programmé une série de huit concerts dans des petites salles parisiennes en octobre/novembre 2009 (soit plus de six mois avant la sortie du disque), mais également en premières parties d’Ayo, Goran Bregovic ou Grace. Le chanteur a donc installé l’arbre auquel sont ses suspendus ses instruments de musique sur les scènes de La Java, L’Entrepôt, du New Morning, du Sunset ou de L’Européen. « On a pris une campagne d’affichage dans le métro. C’est la première fois qu’on faisait ça pour un artiste qui n’avait pas encore d’album sorti, commente Bernard Batzen, co-directeur d’Azimuth Productions. On s’est également battu pour qu’il passe au Midem et à Bourges, afin de toucher les professionnels en France et à l’étranger. » Et le travail paie plutôt bien : au fur et à mesure, les salles se remplissent, et fin mars, Yodelice remplit L’Alhambra.
Transfert du mercato de printemps
Mercury choisit de sortir l’album en digital à l’occasion de ce concert (Tree of Life entre directement à la 5e place), et l’album physique un mois plus tard. « C’est une musique de niche, donc on est allé d’abord vers les médias spé. On a consolidé la base pour toucher ensuite un public plus large », indique Sylvain Baudier, son chef de projet chez Mercury. Le single Sunday With A Flu est donc diffusé aussi bien sur RTL 2, Virgin Radio ou Ouï FM, Nova, Néo, et se classe 10e de l’airplay. Le clip illustrant ce titre, réalisé par Guillaume Canet, a également bénéficié d’un bon airplay. Aujourd’hui, trois mois après sa parution, l’album est sur le point d’être certifié disque d’or (50 000 ventes, selon le nouveau barème), et l’artiste a un été chargé en festival (avec des passages par Solidays, Musilac, Les Francofolies de la Rochelle, Voix du Gaou, Nice Jazz Festival...). Il poursuivra sa tournée dès octobre mais cette fois avec Auguri Productions. « Yodelice a décidé d’aller avec un autre producteur. Il n’y a pas de malaise. C’est un transfert du mercato de printemps !, plaisante Bernad Batzen. Contrairement à un label, on ne peut pas garder un artiste dans le catalogue contre son gré. On a de bonnes relations avec Auguri. Notre travail de développement est reconnu et nous avons été dédommagés pour le travail effectué. » Pour l’artiste, qui s’était déjà produit à Londres en mars, l’objectif de la rentrée sera l’export avec notamment une sortie de l’album en Angleterre et en Europe.
Sébastien Peyraud
Yodelice, expert en virages
Connu pour ses collaborations avec Jenifer, et en tant qu’auteur d’un album solo et de la BO d’un film pour ados (parus chez Mercury), Maxim Nucci a réussi à négocier un changement de style musical et à toucher un public plus spé avec son projet Yodelice. Il a pu faire découvrir ce nouveau personnage, un peu inspiré du Dead Man de Jarmusch, dans des petites salles en amont de la sortie de son album. « C’est un vrai musicien, qui navigue entre pop et folk, mais on a surtout craqué sur son univers, indique Marie Prycko, programmatrice de Taratata. Ça a été un de nos coups de cœur et c’est un peu différent de ce qu’on a l’habitude d’entendre. En plus, l’album est très bien produit avec des arrangements intéressants » (Tree of Life a été enregistré à Los Angeles avec le batteur de Mc Cartney, Abraham Laboriel Ndlr.). Pour faire découvrir cette nouvelle facette de l’artiste, Azimuth Productions a programmé une série de huit concerts dans des petites salles parisiennes en octobre/novembre 2009 (soit plus de six mois avant la sortie du disque), mais également en premières parties d’Ayo, Goran Bregovic ou Grace. Le chanteur a donc installé l’arbre auquel sont ses suspendus ses instruments de musique sur les scènes de La Java, L’Entrepôt, du New Morning, du Sunset ou de L’Européen. « On a pris une campagne d’affichage dans le métro. C’est la première fois qu’on faisait ça pour un artiste qui n’avait pas encore d’album sorti, commente Bernard Batzen, co-directeur d’Azimuth Productions. On s’est également battu pour qu’il passe au Midem et à Bourges, afin de toucher les professionnels en France et à l’étranger. » Et le travail paie plutôt bien : au fur et à mesure, les salles se remplissent, et fin mars, Yodelice remplit L’Alhambra.
Transfert du mercato de printemps
Mercury choisit de sortir l’album en digital à l’occasion de ce concert (Tree of Life entre directement à la 5e place), et l’album physique un mois plus tard. « C’est une musique de niche, donc on est allé d’abord vers les médias spé. On a consolidé la base pour toucher ensuite un public plus large », indique Sylvain Baudier, son chef de projet chez Mercury. Le single Sunday With A Flu est donc diffusé aussi bien sur RTL 2, Virgin Radio ou Ouï FM, Nova, Néo, et se classe 10e de l’airplay. Le clip illustrant ce titre, réalisé par Guillaume Canet, a également bénéficié d’un bon airplay. Aujourd’hui, trois mois après sa parution, l’album est sur le point d’être certifié disque d’or (50 000 ventes, selon le nouveau barème), et l’artiste a un été chargé en festival (avec des passages par Solidays, Musilac, Les Francofolies de la Rochelle, Voix du Gaou, Nice Jazz Festival...). Il poursuivra sa tournée dès octobre mais cette fois avec Auguri Productions. « Yodelice a décidé d’aller avec un autre producteur. Il n’y a pas de malaise. C’est un transfert du mercato de printemps !, plaisante Bernad Batzen. Contrairement à un label, on ne peut pas garder un artiste dans le catalogue contre son gré. On a de bonnes relations avec Auguri. Notre travail de développement est reconnu et nous avons été dédommagés pour le travail effectué. » Pour l’artiste, qui s’était déjà produit à Londres en mars, l’objectif de la rentrée sera l’export avec notamment une sortie de l’album en Angleterre et en Europe.
Sébastien Peyraud



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