ANALYSES - DÉCRYPTAGE
Avec son deuxième album, cette jeune accidentée de la vie propose un retour dans les ambiances jazz-blues des années 50/60. Bien lui en prend.
Après un six titres parus en 2005, Melody Gardot se fait repérer par les publics jazz et blues début 2008 avec son premier véritable album, qu'elle a autoproduit et qu'Universal a racheté. « Il y a eu un très bon bouche à oreille pour Worrisome Heart, note son chef de produit Pascal Bod chez Universal Music Jazz. France Inter avait joué tous les singles et l'album était en sélection Fip. C'est dans la lignée de Diana Krall, Norah Jones, Lisa Ekdahl... ». En s'appuyant sur un prix bas (12 €), sachant que le deuxième opus suivrait rapidement, et sans beaucoup de marketing, l'album atteint les 40 000 ventes. Pendant ce temps la jeune chanteuse américaine, qui écrit textes et musiques, enchaîne neuf mois de tournée et prépare son nouveau disque. Elle passe par Paris pour un showcase au Divan du Monde et un concert complet à l'Européen en novembre. My One and Only Thrill sort chez Verve/Universal en avril 2009. « On est passé de petites chansons jazzy-pop à des standards, c'est un peu The Great American Songbook », résume son chef de projet. Un avis partagé par les médias dont l'accueil est unanime. « Avec cet album totalement cross over, elle confirme tout le bien qu'on pensait d'elle, confie Pascal Amiaud, responsable de la programmation musicale de RTL. Cela lui ouvre une carrière plus large, elle touche un public qui va au-delà des fans de blues et de jazz ». Et quant à savoir ce qui la différencie des autres artistes, il précise : « Elle sort du lot par la qualité de son album, par son histoire et l'aura qu'elle dégage, par son côté mystérieux dû à son accident. »
Ascension
C'est cet accident, lourd de conséquences, qui explique que Melody Gardot porte aujourd'hui des lunettes de soleil et se déplacer avec une canne. Mais c'est aussi ce qui l'a aussi conduite à se plonger davantage dans la musique. À 19 ans, alors qu'elle était en vélo dans les rues de Philadelphie, elle s'est faite renverser par une voiture et s'est retrouvée dans le coma avec la colonne vertébrale, le crâne et le bassin fracturés, ce qu nécessitera plus d'un an de soin. Clouée dans son lit, la jeune femme, qui avait appris plus jeune à jouer du piano, se rééduque avec la musique : elle se met à la guitare et écrit des chansons.
Cinq ans après cet accident, la jeune femme s'est reconstruite et s'impose petit à petit. En France, elle a rempli L'Alhambra en mai. Son album atteint même la 10e place et la elle en a écoulé 40 000 exemplaires en un mois, soit autant qu'avec son premier disque, actuellement vendu autour de 7 € et qui se retrouve dans les meilleures ventes (50e).
Et cette ascension devrait se poursuivre, car comme le notait Pascal Amiaud : « Elle est encore totalement inconnue du grand public. Elle a une marge de progression énorme et on y croit beaucoup ». Preuve de ce soutien, la chanteuse est venue se produire sur la scène du Grand Studio début juin, pour donner le coup d'envoi du 5e RTL Jazz Festival. Des extraits de ce concert et une interview seront proposés dans L'Heure de jazz le 21 juin sur RTL, en attendant la diffusion en intégralité dans cette émission à la rentrée. Après un passage par Vivement Dimanche fin juin, on la retrouvera sur la scène du Nice Jazz festival en juillet ainsi qu'à L'Olympia le 13 novembre (Gérard Drouot Productions).
Sébastien Peyraud
Les nouveaux standards de Melody Gardot
Après un six titres parus en 2005, Melody Gardot se fait repérer par les publics jazz et blues début 2008 avec son premier véritable album, qu'elle a autoproduit et qu'Universal a racheté. « Il y a eu un très bon bouche à oreille pour Worrisome Heart, note son chef de produit Pascal Bod chez Universal Music Jazz. France Inter avait joué tous les singles et l'album était en sélection Fip. C'est dans la lignée de Diana Krall, Norah Jones, Lisa Ekdahl... ». En s'appuyant sur un prix bas (12 €), sachant que le deuxième opus suivrait rapidement, et sans beaucoup de marketing, l'album atteint les 40 000 ventes. Pendant ce temps la jeune chanteuse américaine, qui écrit textes et musiques, enchaîne neuf mois de tournée et prépare son nouveau disque. Elle passe par Paris pour un showcase au Divan du Monde et un concert complet à l'Européen en novembre. My One and Only Thrill sort chez Verve/Universal en avril 2009. « On est passé de petites chansons jazzy-pop à des standards, c'est un peu The Great American Songbook », résume son chef de projet. Un avis partagé par les médias dont l'accueil est unanime. « Avec cet album totalement cross over, elle confirme tout le bien qu'on pensait d'elle, confie Pascal Amiaud, responsable de la programmation musicale de RTL. Cela lui ouvre une carrière plus large, elle touche un public qui va au-delà des fans de blues et de jazz ». Et quant à savoir ce qui la différencie des autres artistes, il précise : « Elle sort du lot par la qualité de son album, par son histoire et l'aura qu'elle dégage, par son côté mystérieux dû à son accident. »
Ascension
C'est cet accident, lourd de conséquences, qui explique que Melody Gardot porte aujourd'hui des lunettes de soleil et se déplacer avec une canne. Mais c'est aussi ce qui l'a aussi conduite à se plonger davantage dans la musique. À 19 ans, alors qu'elle était en vélo dans les rues de Philadelphie, elle s'est faite renverser par une voiture et s'est retrouvée dans le coma avec la colonne vertébrale, le crâne et le bassin fracturés, ce qu nécessitera plus d'un an de soin. Clouée dans son lit, la jeune femme, qui avait appris plus jeune à jouer du piano, se rééduque avec la musique : elle se met à la guitare et écrit des chansons.
Cinq ans après cet accident, la jeune femme s'est reconstruite et s'impose petit à petit. En France, elle a rempli L'Alhambra en mai. Son album atteint même la 10e place et la elle en a écoulé 40 000 exemplaires en un mois, soit autant qu'avec son premier disque, actuellement vendu autour de 7 € et qui se retrouve dans les meilleures ventes (50e).
Et cette ascension devrait se poursuivre, car comme le notait Pascal Amiaud : « Elle est encore totalement inconnue du grand public. Elle a une marge de progression énorme et on y croit beaucoup ». Preuve de ce soutien, la chanteuse est venue se produire sur la scène du Grand Studio début juin, pour donner le coup d'envoi du 5e RTL Jazz Festival. Des extraits de ce concert et une interview seront proposés dans L'Heure de jazz le 21 juin sur RTL, en attendant la diffusion en intégralité dans cette émission à la rentrée. Après un passage par Vivement Dimanche fin juin, on la retrouvera sur la scène du Nice Jazz festival en juillet ainsi qu'à L'Olympia le 13 novembre (Gérard Drouot Productions).
Sébastien Peyraud



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